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dimanche, 26 novembre 2006
Retour au boulot
Samedi, c'est le week-end, ouaie ! Bon, ça change pas pour moi, depuis un mois j'ai terminé ma formation en informatique et je cherche du taf, ta-ta-ta-taf ! J'essaie de répondre à une annonce par jour. J'ai pour objectif, les jours de semaine, de répondre à trois ou quatre. Je n'ai plus de sous et pourtant, je manque de motivation. La formation a duré un an ; elle m'a donné un Titre équivalent à un BTS informatique. Je compare ça à ma Licence en histoire de l'art et ça me fait un électrochoc : sktetchssssssss ! Qu'est-ce-que j'ai fait pour en arriver là ? Un BTS informatique, c'est comme un rôle qu'on te donne dans la société. Avec cette carte, tu peux incarner le rôle du programmeur de base, celui qui fait ce qu'on lui dit et qui ne prend aucune décision. On te place dans un open space, avec une vieille machine et un clavier tout sale. tu ne connais pas les projets sur lesquels tu vas travailler car tu ne participes à aucune réunion. tu attends simplement devant ton écran qu'on vienne te donner du travail. Souvent un jeune gars qui sort d'une école de commerce et qui n'y connait rien. Lorsque j'étais à la Fac, j'ai pensé que le temps était éternel. J'étais pion dans un internat trois nuits par semaine et, en tant que salarié, je pouvais justifier de prendre mon temps pour valider mes unités de valeur. C'était sympa la Fac, j'y avais pris goût sans penser qu'un jour, huit ans après, sans avoir validé mon mémoire de Maîtrise, mon droit au pionnicat serait terminé. Y a t-il une vie après la Fac ? Lorsque l'on passe la Maîtrise, on peut se faire un réseau de relation, assurer des visites guidées, envisager des articles, collaborer à des projets, tout en se professionnalisant en DEA. Au lieu de bosser sérieusement sur mon mémoire de maîtrise, j'ai fureté du côté de la linguistique, domaine passionnant au demeurant. Ça me rappelle l'histoire du Lièvre et de la tortue de Jean de La Fontaine inspirée d'Ésope, sauf que j'étais la tortue et que j'ai joué au lièvre. Car, le pionnicat fini, véritable ligne d'arrivée, je n'avais qu'une Licence dans la poche. "Vous chantiez ? j’en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant", dirait une autre fable de La Fontaine inspirée d'Ésope. Émerveillé par les prouesses du Macintosh et par le génie des pages Web inventées par l'anglais Tim Berners-Lee et devant trouver du boulot, je me suis rendu à l'IUT le plus proche pour y faire une formation. À l'IUT, j'ai encore pu découvrir le génie du réseau Internet et des logiciels libres. Me voilà donc devenu informaticien sans le savoir, engagé dans le cercle infernal de la technologie. Pourquoi est-ce que je manque de motivation ? Parti du contenu, me voilà dans le contenant, comme si je fabriquais du papier pour ceux qui ont quelque chose à écrire. Je manque aussi de motivation à cause d'un phénomène d'assimilation, au niveau de la psyché, du milieu de l'entreprise avec l'environnement familial et son histoire. Si j'ai un pouvoir de décision dans l'entreprise, cela me place dans le rôle du père ; si je ne fais en tout et pour tout qu'obéir aux ordres d'un chef, cela me met dans le rôle de l'enfant. Or, mon père était trop autoritaire. Il m'a même tabassé cinq ou six fois, du revers de main aux coups de pied, dès l'âge de cinq ans jusqu'à ce que je me rebiffe. Je me suis donc fabriqué des défenses inconscientes qui réapparaissent inopportunément devant le chef. Peut-être me suis-je trompé de formation. J'aurais dû en trouver une qui me replace dans le rôle du père, une formation de chef de projets par exemple. Dans le rôle du chef, les mécanismes de défense ne sont pas activés. De temps en temps, je fais un site Web pour un ami ou un client. Je peux travailler chez moi, à mon rythme. C'est une activité qui peut être développée. Mais je rêve de revenir dans la production de contenu, peut-être le marketing...
00:15
Publié dans Perso
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